Test Elden Ring Tarnished Edition Switch 2 : L'épopée ultime au format nomade de From Software
Elden Souls... Euh... On veut dire Elden Ring a été par le passé le gros projet de From Software censé prendre la relève de Demon's Souls, Dark Souls et aussi de Bloodborne. Les développeurs avaient préféré un tout nouveau nom pour ce projet quitte à perdre du monde en chemin et à l'époque on avait compris pourquoi, car ce jeu marquait le temps du renouveau presque intégral en matière de level design. Oui, From Software prenait enfin à bras-le-corps le monde ouvert et nous avait proposé sa propre vision de ce genre de jeu. Le jeu avait été une réussite totale ? Oui. Il est encore au niveau en 2026 ? Toujours oui. Nous avons le plaisir de tester pour vous la version Elden Ring Tarnished Edition sur Nintendo Switch 2, qui contient donc le jeu de base et sa grosse extension Shadow Of The Erdtree. Attention, contenu gigantesque en approche qui va détruire toute votre vie sociale.
Graphismes : 8/10
Nous avions testé par le passé le titre et son extension sur d'autres machines comme la PlayStation 5, et aucune ne s'en sortait véritablement à la perfection au niveau purement technique. Ici, sur Nintendo Switch 2, il est toujours impressionnant de voir comment le titre arrive à se débrouiller, surtout en mode nomade où le VRR de l'écran de la petite machine sait faire des merveilles au niveau du ressenti et des sensations de jeu. Ne vous attendez pas à du 60 images par seconde stable — comme promis sur PS5 et qu'elle n'a pourtant jamais atteint —, mais plutôt à un 30 images par seconde assez bien travaillé dans l'ensemble. Cela fait toujours un petit effet de voir tourner un tel titre sur une machine portable sans qu'elle ne vous explose entre les mains en surchauffant. Bien entendu, le taux de 30 images par seconde n'est pas des plus stables du monde comme on pouvait s'en douter, il tousse un peu, mais le jeu reste largement jouable et agréable la plupart du temps. Le DLSS est assez bien utilisé quand on passe la console en mode salon, et l'on a du 1080p upscalé en 4K d'une façon agréable sur un téléviseur très haute définition. On a l'impression tout de même d'avoir ressenti plus de problèmes de fluidité en mode salon qu'en mode nomade.
Une direction artistique qui fait mouche !
Passé cela, on peut enfin parler des graphismes de manière générale et de la direction artistique, qui est tout simplement géniale. L'univers d'Elden Ring est absolument travaillé et il est aussi beau qu'il peut être terrifiant à parcourir. Tout est parfaitement construit et on sent que chaque zone n'a pas été faite grâce à une vulgaire génération aléatoire de terrain. Certains plans sont vraiment mémorables et restent en tête. Le monde est si bien construit que l'on arrive à s'y retrouver la plupart du temps rien qu'avec des repères visuels, ce qui est la preuve d'un monde bien modelé. Le bestiaire, quant à lui, est très varié et surtout superbement animé. On ne peut que faire la révérence devant les grosses bestioles qui sont tout simplement aussi magnifiques qu'elles sont terrifiantes. En comptant l'extension, nous atteignons plus de 360 boss à abattre, ce qui est tout simplement gigantesque et démontre tout le soin qui a été apporté à cette œuvre.
Violence : 9/10
On ne va pas passer par quatre chemins : Elden Ring est violent, point barre. Il reste quand même un jeu où l'on tue des chevaliers en armure et des monstres la plupart du temps, et on ne verse pas vraiment dans le gore à outrance. Le PEGI recommande tout de même d'avoir 18 ans au minimum pour jouer à ce titre de From Software.
Jouabilité : 9/10
Elden Ring a un très grand nombre de qualités et se joue parfaitement bien. La maniabilité est exemplaire et le level design aux petits oignons est digne de notre plus grand respect. Au niveau des points les plus appréciables, on peut noter la connexion qu'il existe entre chaque zone et qui semble la plus naturelle possible. Ce genre de détails tend à accentuer le ressenti d'un univers cohérent et palpable, ce qui rend chaque zone bien mémorable. On alterne entre monde ouvert et zones plus fermées comme des donjons, ainsi que d'autres types d'intérieurs qui ont chacun une atmosphère bien spécifique. Un gros plus est que l'exploration est mise en avant et que l'on se retrouve à découvrir des lieux étranges, qui ne sont indiqués nulle part, et des fois cela donne lieu à des découvertes mémorables ou très utiles pour prendre le dessus sur quelques ennemis particuliers, ce qui est absolument génial. Oui, cela fait un moment que les mondes ouverts existent et pourtant l'on a tendance à ressentir moins de plaisir dans l'exploration et la découverte que dans les jeux plus traditionnels et fermés, ce qui est assez paradoxal. La raison à cela est que souvent les mondes ouverts s'évertuent à ne nous proposer la plupart du temps que de simples plaines où il ne se passe au final pas grand-chose, mis à part le fait de détruire quelques nouveaux ennemis et d'avancer pour voir un nouveau morceau de l'histoire. Souvent, les intérieurs dans les mondes ouverts sont délaissés et les donjons très minimalistes s'ils existent, ce qui n'est pas le cas dans Elden Ring. Le bestiaire, qui est une partie très importante de ce genre de jeu, est absolument phénoménal et le nombre d'ennemis que l'on peut rencontrer est assez gargantuesque. Chaque monstre a sa propre façon de se battre et il est inutile de préciser que chaque adversaire est une véritable menace qui peut vous envoyer au tapis. Le joueur va souvent devoir mourir, littéralement se relever, mourir à nouveau et prendre son courage à deux mains pour trouver une solution qui fonctionne. Oui, il faut de la patience dans Elden Ring et, bien que les dix à quinze premières heures de jeu soient parmi les moins punitives pour un jeu de la famille « Souls », le reste du jeu n'est pas aussi accueillant. Heureusement, le level design du jeu est bien pensé et le fait que cet univers soit plus ouvert que les précédents « Souls » permet au joueur malin de s'éloigner un peu, d'explorer, de gagner des niveaux et de trouver un équipement puissant pour tenter de terrasser un boss surpuissant. On salue aussi l'effort qui a été fait pour pouvoir se téléporter rapidement et simplement d'un endroit à un autre déjà visité, ce qui intensifie le rythme de jeu et évite quelques allers-retours inutiles. On regrettera quelques lieux annexes qui offrent toujours le même rendu visuel, ce qui est un peu dommage, et quelques recyclages au niveau des boss annexes, mais qui sont ici compensés par le tout nouveau bestiaire de l'extension Shadow Of The Erdtree. Au niveau des autres points importants à connaître, il faut savoir que comme d'habitude, il est possible d'invoquer des amis pour jouer un peu en coopération, mais le joueur invité a toujours quelques malus qui limitent la possibilité de faire toute l'aventure ensemble simplement. Il existe une dizaine de classes différentes qui ont chacune des forces et des faiblesses et qui conviennent mieux à un joueur qu'à un autre. Pour finir, l'éditeur de personnage est de retour et offre pas mal de possibilités.
Au secours il fait peur lui !!!!!!!! (mais il a de belles dents, non ?)
En ce qui concerne Shadow Of The Erdtree, comme pour le jeu d'origine, on frôle la perfection pour celui qui aime ce genre de jeu bien fichu et exigeant. From Software s'offre le luxe de ne faire aucune concession aux gamers et exige de ces derniers certaines choses pour pouvoir explorer ces nouvelles terres. Il faudra donc battre deux boss dans le jeu original, dont un qui n'est pas forcément obligatoire pour terminer l'aventure, et le développeur recommande d'avoir un personnage au niveau 120 pour ne pas se faire totalement massacrer. En gros, ce DLC est clairement du contenu que l'on pourrait classifier de post-game, qu'il n'est possible d'explorer que si l'on a bien pris le temps de finir Elden Ring. Ce qui est malin, c'est que même si l'on a un bien plus haut niveau que celui recommandé, ce dernier ne servira pas à grand-chose dans cette extension, car un système ingénieux a été mis en place pour faire gagner de la puissance à son personnage dans cette zone inédite. Il faudra, dans les grandes lignes, rassembler un certain élément pour être plus résistant aux ennemis féroces qui tenteront de vous barrer la route. C'est intelligent, car cela rend l'exploration plus engageante en récompensant le joueur qui fouine un peu partout. L'exploration est donc récompensée et on se retrouve à explorer pour le pur plaisir de se promener, tant le level design est de qualité et fait vivre au joueur des moments intenses.
Cette nouvelle zone est plus petite que le jeu d'origine, forcément, mais elle n'est pas moins travaillée et c'est ce qu'il faut retenir. On a vraiment apprécié les endroits qui, par exemple, ont de multiples points d'entrée et de sortie, ce qui encourage le joueur à revenir, et le plus fort, c'est qu'on nous propose quelque chose de différent quand on passe par un autre chemin. On a aussi le droit à de nouvelles armes, de nouveaux monstres et de nouveaux boss originaux. On a vraiment apprécié les affrontements contre les boss qui arrivent à être inventifs même quand on s'y attend le moins. On aime par contre moins le comportement de certains qui ne nous laissent même pas arriver dans le combat et nous foncent dessus d'un coup sec, ce qui est parfois un peu frustrant. On espère que From Software trouvera dans le futur un moyen de faire en sorte que l'IA laisse au moins le joueur se mettre en place avant de commencer un affrontement. La mise en scène des combats contre les ennemis puissants est vraiment exemplaire et on ressent la puissance du monstre qui est en face de nous grâce à des animations de haute volée. On a trouvé que certains boss nous mettaient en face de deux ou trois problèmes de lisibilité de l'action, mais rien de très grave à signaler non plus. Vu qu'il s'agit quand même du même jeu que par le passé, rien n'a été fait pour corriger les menus qui restent toujours un peu austères, mais les joueurs arrivés ici ne seront sans doute pas trop gênés par cela.
Bande-Son : 9/10
La bande-son d'Elden Ring est de très bonne facture et on a droit à un peu plus de soixante musiques au total, ce qui n'est pas si mal. On regrette un peu que, comme souvent dans les open worlds, dans la partie extérieure du jeu quand rien de spécial ne se passe, on n'ait droit qu'aux sons naturels et à une petite brise musicale très légère de temps à autre. Heureusement, on arrive bien souvent rapidement à des points d'intérêt ou à des combats qui nous donnent droit à une bonne musique. Les bruitages, quant à eux, sont de très bonne facture et on ressent grâce à eux parfaitement les impacts sur les monstres. La bande-son d'Elden Ring était de grande qualité, mais Shadow Of The Erdtree apporte aussi du neuf. Le thème « The Promised Consort » est par exemple magnifique et épique à souhait, et le tout est interprété par un véritable orchestre. Il y a aussi « Divine Beast Dancing Lion » qui est un excellent thème. Au menu, on avait 39 nouvelles musiques au programme pour l'extension, ce qui n'était pas mal du tout quand on sait que le jeu d'origine en proposait un peu plus d'une soixantaine.
Vous ne passerez pas !
Durée de vie : 9/10
Le contenu d'Elden Ring à lui tout seul est déjà un sacré morceau. Cette Tarnished Edition vous propose en plus de cela l'extension Shadow Of The Erdtree, qui était elle aussi l'équivalent d'un jeu assez long. Bref, si vous n'avez jamais fait le titre, vous en aurez pour votre argent ! Comptez au minimum 100 heures de jeu pour l'ensemble en ne traînant pas trop, mais en vérité il vous faudra bien plus de 300 heures pour tout accomplir.
Le genre d’endroits typiques que l’on trouve dans les jeux From Software
Scénario : 9/10
Elden Ring possède toute une mythologie très intéressante, mais la plupart des informations qui existent sur ce monde doivent être trouvées par le joueur lui-même et il y a, comme d'habitude, beaucoup de mystères qui restent en suspens. Le gros point fort, c'est surtout l'ambiance et le fait que l'on ressent véritablement quelque chose qui se dégage de cet univers. Pour ceux qui recherchent par contre une histoire narrative très appuyée façon Final Fantasy ou autre RPG, vous pouvez passer votre chemin, car ce n'est vraiment pas le but recherché par les créateurs d'Elden Ring. L'extension, quant à elle, continue dans la même direction et le lore reste toujours aussi mystérieux.
Une tranquille balade à cheval, mais on risque de mourir dans quelques minutes au détour d’un chemin.
Note Finale : 9.0/10
Cette Tarnished Edition d'Elden Ring sur Nintendo Switch 2 est une réussite totale et nous permet de jouer à cet excellent titre en nomade dans une version diablement efficace. En un mot comme en cent, Elden Ring reste un très grand jeu même en 2026, mais il est toujours recommandé aux joueurs qui n'ont pas peur de faire face à un jeu exigeant et qui ont du temps à consacrer à une telle expérience. Il faut vraiment avoir envie de se surpasser pour en voir le bout et le titre donnera à coup sûr à chaque joueur qui réussira à terminer l'aventure un très grand sentiment de satisfaction. Bref, Elden Ring est un titre qui est déjà célèbre et sa réputation n'est plus à faire, il suffit de savoir que cette édition Switch 2 tient bien la route.
Les +
Elden Ring sous sa forme la plus complète.
Pouvoir jouer à Elden Ring en portable.
Un jeu qui reste tout aussi excellent en nomade.
Bon portage dans l'ensemble.
Contenu giga généreux.
Les -
Le nombre d'images par seconde tousse quand même un peu, surtout sur télévision.
Rien d'exclusif à cette version Switch 2.
Le format Game-Key Card.