Code Vein II

Attendu par une communauté séduite par l'esthétique et la coopération assez solide du premier volet, Code Vein II semble malheureusement s'être heurté à un mur budgétaire face à une ambition démesurée. Le choix de basculer vers une structure en monde ouvert, un pari aussi coûteux que complexe à rendre réellement organique, pèse lourdement sur l'intérêt de l'exploration. Plus frustrant encore, l'abandon du mode coopératif, véritable filet de sécurité qui permettait d'estomper les défauts inhérents au jeu en solo, laisse désormais le joueur seul face aux limites évidentes du titre. C'est donc avec un mélange de curiosité et d'amertume que nous plongeons dans le test d'un jeu que nous aurions pourtant, de tout cœur, voulu aimer.


Graphismes : 5/10

Difficile d'être impressionné par Code Vein II tant il possède de petits défauts et d'autres un peu plus gênants qui s'accumulent, qui font que ce titre est finalement un peu cassé de tous les côtés au niveau technique. Vous vous attendez à avoir une expérience de jeu parfaitement fluide sur Playstation 5 ? Non, il faudra repasser car même en mode fluidité le jeu a du mal à atteindre soixante images par seconde stables. Le clipping est aussi existant et on voit donc apparaître pas trop loin de nous les ennemis et des éléments du décor. Autant pour les décors c'est pas trop grave, mais pour les ennemis c'est déjà un peu plus compliqué à accepter. Le pire dans cette histoire, c'est qu'avoir opté pour un monde ouvert aurait pu nous apporter un grand nombre de décors sympathiques à visiter, mais non, la direction artistique ne suit pas non plus. On se retrouve avec un jeu visuellement assez pauvre qui nous fait regretter le premier opus. Le bestiaire est quant à lui assez inspiré, mais il tourne vite assez en rond, mis à part les boss qui ont eu le droit à un meilleur traitement. On arrive cependant à apprécier le design des personnages qui fonctionne assez bien, mais qui contrastent parfois un peu trop avec un univers plus réaliste. Certains fans pourront pointer le changement de cap un peu perceptible en termes de direction artistique, on est plus vraiment dans une  direction artistique qui cherche à s’approcher d’un style gothique qui caractérisait bien le premier jeu.  

Certains monstres ont de la gueule. 

Violence : 4/10

Le PEGI recommande le jeu pour les 16 ans et plus. On affronte des monstruosités qui pourraient faire aux plus jeunes.

Jouabilité : 6/10


Code Vein II n'est pas un jeu foncièrement mauvais. L'ensemble fonctionne même correctement manette en main, mais il lui manque des points importants comme des impacts très percutants, de la variété dans comment approcher un ennemi grâce à la présence d'un bestiaire bien pensé et plus encore. Dans un jeu en coopération on aurait moins vu ces défauts parce que l'on serait en train de jouer et discuter avec un ami, mais en solo seul devant notre écran, le tout finit par nous sauter à la figure au bout de quelques heures de jeu. Heureusement les combats contre les Boss apportent un peu de piment au tout et sauvent le joueur de l'ennui. Enfin, si les boss majeurs brillent par leur mise en scène, on déplore un recyclage fréquent dans les donjons intermédiaires où les gardiens ne sont que des monstres communs dopés en points de vie, ce qui, sur le long terme, gâche un peu le tout. Pour autant, et malgré ce manque de renouvellement du bestiaire secondaire, le plaisir de la progression reste suffisamment solide pour passer outre ces quelques frustrations. Les sensations en combat franchissent quand même un cap majeur par rapport au premier opus, offrant des impacts bien plus viscéraux sur les coups lourds et une fluidité exemplaire dans les enchaînements agiles, portés par des transitions d'animations nettement plus nerveuses. Cette profondeur est soutenue par une excellente variété de builds grâce aux Codes sanguins et aux Formas – les nouveaux dons – qui permettent une personnalisation chirurgicale, que l’on cherche le « one-shot » ou la polyvalence. Cependant, cette liberté est entravée par une rigidité ergonomique regrettable : changer de spécialisation s'avère bien plus laborieux que par le passé. Puisque les statistiques dépendent désormais du niveau des codes, l'expérimentation est freinée par une nécessité de farm fastidieuse ; vouloir tester une nouvelle approche à mi-parcours oblige souvent à retourner massacrer des monstres de bas niveau pour rattraper ses statistiques, un choix de design qui finit par décourager la curiosité du joueur. Ce sentiment de friction se retrouve également dans l'équilibrage du « poise » : malgré l'utilisation de techniques censées démontrer une force monstrueuse, notre personnage reste une feuille de papier qui tressaille à la moindre bourrasque, tandis que de nombreux ennemis demeurent imperturbables face à nos assauts.

La moto c’est sympa, mais elle avance pas très vite et les sensations de conduite sont moyennes. 

Opter pour un monde ouvert est une mauvaise idée, quand on ne sait pas comment le remplir de façon intelligente. Il faut pouvoir rendre l'ensemble de l'univers que l'on construit suffisamment mystérieux pour donner envie au joueur de tout visiter et le surprendre quand il ne s'y attend pas. Heureusement de temps en temps on visite des endroits en intérieur qui sont un peu mieux construits. On a par contre la chance de trouver de bons équipements dans certaines zones, ce qui donne parfois envie de visiter de fond en comble certains lieux pour pouvoir exterminer les ennemis un peu plus vite et perdre moins de temps.

Bande-son : 6/10

L'OST que l'on nous propose est de bonne facture de manière générale. Les thèmes sont assez variés au niveau des styles que l'on nous propose et les instruments sont nombreux et bien utilisés, surtout lors des affrontements plus épiques. On aurait quand même aimé avoir le droit à un nombre de pistes un peu plus élevé. On compte 34 pistes au total pour une durée de vie bien proche des 50 heures, ce qui fait que de temps en temps l'ensemble devient un peu redondant. Les bruitages sont passables, mais ils manquent parfois un peu de panache, surtout quand on attaque un ennemi.

Cette image est assez classe. 

Durée de vie : 7/10

Code Vein II dispose d'une durée de vie plus que honnête. Il faut compter sur environ 50 heures de jeu pour en faire bien le tour. Le souci, c'est plutôt le rythme de l'aventure qui est un peu dilué en plus de tous les problèmes dont nous avons déjà parlé un peu partout ailleurs dans le test. De plus on espérait un mode multijoueur en coopération en ligne avec des amis comme pour le premier opus, mais il n'en est rien. Le jeu est assez moyen en fin de compte et s'engager par exemple dans un New Game Plus qui existe, mais sans un ami à nos côtés, ne donne pas trop envie malheureusement.

La personnalisation est assez poussée. Dommage que comme il existe pas de mode en ligne ça sert pas à grand chose ?


Scénario : 7/10


D’emblée, il convient de dissiper tout malentendu : il n’est absolument pas nécessaire d’avoir parcouru le premier opus pour s'immerger pleinement dans l’expérience proposée par Code Vein II. Le titre prend le parti de s'affranchir de son héritage direct pour instaurer un cadre et des enjeux inédits, tout en conservant l'ADN de la licence, notamment cette dualité entre Revenants et Humains au cœur d'une ambiance post-apocalyptique. Sur le plan narratif, le jeu marque une petite progression par rapport à son aîné, proposant une intrigue bien plus organique et engageante. Les personnages bénéficient d'une profondeur accrue, portés par des passés plus tangibles et des objectifs divergents qu'il vous faudra découvrir. S'il est délicat d'en révéler davantage sans gâcher les surprises que réserve le récit dès ses premières heures, sachez que Code Vein II apporte avec lui une histoire un peu plus sympathique que le premier opus.

Il a les yeux tout rouge car le mode coop en ligne existe pas dans Code Vein II… Enfin ça peut aussi être une conjonctivite. 


Note finale : 6,5/10



Finalement, Code Vein II n’est pas un mauvais bougre ; il propose une aventure qui tient la route dans ses grandes lignes, mais qui semble arriver bien après la bataille. S’il était sorti il y a dix ans, il aurait sans doute brillé dans un genre un peu plus confidentiel à l'époque, mais face à la concurrence actuelle bien plus qualitative, plus inspirée, le titre peine à s'imposer comme un incontournable. Paradoxalement, il finit même par souffrir de la comparaison avec son propre aîné, dont le mode multijoueur demeure un atout de poids que cette suite a certainement sacrifié par manque de budget. Reste une trame narrative agréable qui se laisse parcourir avec plaisir, même si d'autres jeux parfois dans d'autres genres proposent aujourd'hui des récits bien plus percutants servis par un gameplay nettement plus affûté.


Les +

Un jeu qui se laisse jouer.

Bonne personnalisation des builds.

Possible de varier les plaisirs grâce à un bon nombre d’armes.

Personnages sympathiques.

Histoire mieux écrite que le premier opus.

Combats un peu plus percutants que le premier jeu.




Les -

Problèmes techniques.

Mode coopération porté disparu.

Monde ouvert pas très engageant.

Graphiquement daté.

Artistiquement pas très inspiré

OST un peu petite.

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