Final Fantasy était sans conteste l'une des licences les plus importantes du monde du jeu vidéo. Pendant toute l'époque des années 90 et le début des années 2000, l'arrivée de chaque nouveau FF était célébré comme un véritable événement, car un Final Fantasy savait toujours apporter quelque de nouveau sur la table grâce aux équipes d'un talent inégalé de chez Squaresoft. N'oublions pas que le premier véritable Triple A de l'histoire n'était autre que Final Fantasy VII, qui avait eu le droit à un budget astronomique jamais vu dans le milieu auparavant. Malheureusement depuis le passage à la haute définition Squaresoft devenu depuis fort longtemps maintenant Square-Enix a du mal à trouver ses marques, même si on note du mieux depuis deux, trois ans. L'entreprise renoue gentiment avec le succès surtout quand elle se remet à faire ce qu'elle sait faire de mieux c'est-à-dire des Rpg plus traditionnels. Le retour du succès est surtout possible grâce à la l'équipe Asano qui surfe de succès critique en succès de ventes avec des titres en HD 2D qui sont autant magnifiques à regarder qu’à jouer. Aujourd'hui c'est avec un très, très grand plaisir que je vous présente le test de Final Fantasy Resonance qui a été réalisé par certains membres de cette équipe et qui vient nous rappeler pourquoi on aimait autant cette licence à l'époque et ce que l'on a perdu depuis un bon moment avec des projets comme Final Fantasy XVI.
Graphismes : 10/10
Le résultat à l'écran est sublime et ce Final Fantasy Resonance fait ce que les autres titres en HD 2D n'osent pas faire de manière générale, c'est-à-dire mettre en place une mise-en-scène explosive qui fait virevolter la caméra dans tous les sens que cela soit pendant les combats, ou bien pendant les scènes importantes de l'histoire. Ce FF c'est un peu le triple A de la HD 2D et cela se voit d'entrée de jeu dès les premières minutes de l'aventure. Les sprites ont un charme fou et les fans des épisodes en 2D retrouveront ce qui faisait le charme des anciens opus comme des personnages qui font des expressions exagérées pour faire passer des émotions et qui nous font bien sourire avec leurs mimiques. Chaque personnage principal possède une large panoplie de mouvements qui savent littéralement donner vie à ces derniers et cela a un charme indéniable qui fait travailler notre imagination. Final Fantasy Resonance propose l'histoire d'un Final Fantasy qui était un jeu smartphone à la base, mais ici tout a été refait de fond en comble et on ne distingue plus de vestiges de cette époque, car le travail a été fait avec un très grand sérieux. La carte du monde est magnifique et l'explorer à dos de Chobobo, à pied ou avec un autre moyen de locomotion et y dénicher des secrets est un véritable plaisir. On aurait même aimé avoir pourquoi pas un mini-jeu à la façon d'un Final Fantasy IX ou l'on devait creuser pour trouver des Chocographes, les reconstituer et trouver dans la carte du monde des secrets légendaires histoire de se promener encore un peu plus. Le jeu nous fait voyager dans un monde entier qui est bien varié et l'on passera des traditionnels châteaux médiévaux à des viles plus futuristes, fantaisistes, ou encore d'un style un peu plus steam punk on va dire.
Un Final Fantasy avec des véritables villages et villes.
Il y a de quoi faire et c'est surtout un véritable plaisir de retrouver des intérieurs à visiter, comme des maisons, des châteaux et des donjons inquiétants ou il faut parfois résoudre quelques énigmes sympathiques pour pouvoir progresser. Le véritable clou du spectacle se déroule pendant les combats qui sont tout simplement magnifiques à regarder en mouvement. Les sprites des monstres sont riches en détails et certains impressionnant par la taille sont en plus de cela de toute beauté au niveau du design. Les personnages gagnent peu à peu accès à des magies et des compétences qui déchaînent les enfers sur les ennemis et chaque joute devient un spectacle de tous les instants. Les arrières plans des combats sont tout aussi beau et illustrent bien les zones dans lesquelles on se promène. Les portraits des personnages sont magnifiquement illustrés par Yukihiro Kajimoto qui sur chaque nouveau projet chez Square-Enix nous démontre qu'il est de plus en plus indispensable. Il a notamment signé les artworks dans le génial Octopath Traveler 0, le remake de Star Ocean : The Second Story R, ou bien encore le récent The Adventures of Elliot : The Millennium Tales. La qualité des portraits est une fois de plus au rendez-vous pour notre plus grand plaisir et savent donner encore un peu plus vie à chaque personnage important ! On avait peur que les cinématiques en véritable 3D fassent un peu tâche quand on effectue une attaque spéciale en utilisant les visions qui sont des esprits de personnages d'anciens Final Fantasy, mais les scènes s'incrustent parfaitement et la transition entre la 2D et la 3D est très bien menée pour éviter de faire tâche. On a aussi été impressionné par les cinématiques totalement faites en HD 2D, ce qui est une première et elles savent donner une claque quand il faut. Au niveau de l'aspect technique rien à redire, le jeu tourne à la perfection, les temps de chargement sont rapides et naviguer dans les menus est un véritable plaisir de tous les instants tant ils sont fluides et ergonomiques.
Violence : 3/10
Le PEGI recommande ce jeu pour les 12 ans et plus, on aurait tendance à être un peu plus gentil sur la notation, mais l'histoire aborde certains thèmes un peu plus sérieux qui nous font comprendre pourquoi il est noté ainsi.
Jouabilité : 10/10
J'avais parfois un peu du mal à croire en jouant à ce Final Fantasy Resonance que j'étais en face d'un FF au tour par tour, mais chaque fois qu'un combat était terminé et que le thème de victoire traditionnel résonnait dans mes oreilles, cela venait délicieusement me rappeler que c'était bel et bien la réalité et pas une vulgaire illusion. Final Fantasy Resonance reprend beaucoup de choses à l'excellent Octopath Traveler 0 tout en proposant une sauce un peu inédite. Au niveau de ce qui est parfaitement repris de l'autre titre on peu parler de la parfaite lisibilité de la barre de tours et de l'interface de combat qui est parfaitement limpide. Pouvoir avoir tout ce qu’il se passe devant les yeux parfaitement illustré avec toutes les indications nécessaires est un véritable plus pour pouvoir mettre en place la stratégie adéquate adaptée au combat auquel on fait face. On veut savoir pendant combien de tours on est empoissonnés ? Il suffit de regarder le nom de notre personnage pour voir qu'il est dans ce bourbier pendant 2 tours, vous voulez savoir si un Boss prépare une attaque dévastatrice ? Il suffit de jeter un œil à la barre des tours, s'il y a un point d'exclamation à son prochain tour vous savez déjà que vous allez certainement morfler et il faut donc vite mettre pourquoi pas des personnages en défense, ou lancer un bouclier à toute l'équipe, surtout si le méchant en face a de très gros muscles. A ce niveau c'est juste la perfection et on ne remerciera jamais assez l'équipe de développement pour un tel travail sur la lisibilité des affrontements ! Pour ce qui est du système de combat lui même, comment peut-il proposer quelque chose de mieux que Octopath 0 sans pour autant le copier tout en restant aussi dynamique ? Les développeurs ont du se poser cette question, car Final Fantasy a toujours été au niveau du tour par tour la licence proposant des Rpg au tour par tour toujours de plus en plus spectaculaires et surtout nerveux, mais depuis que la licence est allée chatouiller de trop près l'action-rpg le genre a quand même continué d'évoluer sans FF. Au final c’est un peu Octopath Traveler qui a pris ce titre de tour par tour un peu nerveux en proposant son système ou il est possible de cumuler plusieurs tours pour détruire l'ennemi avec plusieurs attaques en un coup et qui le rend donc hyper dynamique manette en main. Ce système vient en vérité de Bravely Default, mais il a été selon nous vraiment bonifié dans le tout dernier Octopath Traveler. Le tour de passe passe ici a été de ne pas proposer exactement cela, mais plutôt d'offrir un mix de deux systèmes du célèbre Stagger (choc en français) qu'Octopath utilise aussi et qui a été inventé par Final Fantasy XIII. On sait bien que tout type de jeu aujourd'hui reprend un peu ce système à sa sauce, mais dans FFR si vous cassez la jauge d'un ennemi vous gagnez un simple tour bonus, par contre si vous le faites à tous les ennemis, tous vos héros gagnent des tours en plus avec en prime une attaque spéciale d'une vision qui agira ici un peu à la manière d'une invocation avec une attaque spectaculaire surpuissante. Grosso modo si voulez casser cette barre il faut surtout la plupart du temps taper dans la faiblesse élémentaire de l'ennemi. Si vous arrivez à casser tous les ennemis sur le terrain le système passe d'un combat au tour de battement à la sauce d'un FFX ou quand on rentre une attaque son personnage attaque directement, à un combat ou il faut rentrer l'attaque de tous les personnages et quand c'est fait ils vont tous enchaîner rapidement avec en finish l’attaque spectaculaire du vision choisit par le joueur. Cela permet d'intégrer un changement de rythme en plein combat qui donne une véritable petite dose d'adrénaline qui vient compenser le manque du dynamique système de combat de la licence Octopath. Bref, ça fonctionne parfaitement manette en main et il est difficile d'e s’en lasser, surtout que détruire un ennemi même bien plus que nécessaire engrange différentes types de points d’expérience en bonus et de l’argent supplémentaire.
Un vrais vaisseau avec un véritable monde à explorer de fond en comble !
On est heureux de retrouver certains petits trucs qui n'existent quasiment que dans Final Fantasy comme le fait d’infliger le sort vie à un mort vivant et qu'il en meurt instantanément et la possibilité de diminuer la puissance d'un sort pour l'infliger à toute une équipe adverse, même s'il s'agit à la base d'un sort ne ciblant qu'une seule cible. Non vraiment, les fans seront aux anges avec ce système de combat et ils pourront même compter sur de célèbres invocations comme Ramuh et d’autres en plein combat qu’il faudra souvent récupérer via une quête annexe. Le système d'évolution des personnages est aussi fort sympathique et les visions qui sont la plupart du temps des esprits d'anciens Final Fantasy agissent ici comme une sorte de système de Job un peu déguisé. On ne va pas dire qui est dans le jeu, mais chaque personnage trouvé possède sa propre liste de compétences qui viennent s'ajouter à celles du personnage à qui il est équipé. Vous avez un personnage plutôt orienté attaque et vous voulez qu'il aille un peu de magie blanche ? Équipez lui un vision qui est un mage blanc par exemple. Le personnage à force de passer de niveau gagne ses propres compétences, mais il est obligé de compter sur des visions pour compenser ses faiblesses. Le système est bien vu car équiper un vision et le faire progresser fait qu'il est possible pour le personnage de garder pour toujours certains bonus une fois que le vision les a obtenu en sa compagnie en l’équipant dans un endroit prévu à cet effet. Une fois qu'une vision arrive au niveau maximum par contre vous ne pourrez plus gagner de nouveaux bonus et il est conseillé d'en équiper une autre pour récupérer le maximum de bonus, mais il sera intéressant de revenir sur certaines un peu plus loin dans l'aventure car on peut les éveiller pour qu'elles aillent accès à des sorts bien plus puissants. Le système fonctionne fichtrement bien et chaque vision est intéressante à équiper. On pourra aussi choisir de récupérer que certaines compétences de ces dernières pour un coût moins élevé d’un certain type de points qui est limité, mais que l’on peut accroître en entrainant d’autres visions. Le point le plus sympathique dans tout cela c'est que chaque personnage principal est vraiment unique à utiliser en combat et certains disposent de systèmes d'améliorations un peu particulier comme un certain personnage qui nous fait résoudre certaines quêtes pour améliorer l'un de ses outils de combat. On a vraiment aimé parcourir ce jeu, les donjons sont enfin de retour avec de véritables petites énigmes et chacun sait un peu se détacher à sa manière grâce à différentes ambiances ou façon d’explorer. Rien de bien fou n’est pourtant au programme, mais c'est génial de retrouver cela et on sent qu'un véritable effort à été fait dans ce sens. Bref, ça donne un sens au mot aventure. Chaque ville est aussi différente et on fini par s'en rappeler contrairement à celles d'un FFXVI que l'on va quand même vite oublier car au final, il n'y a pas grand chose à visiter de tangible. Ah oui, n'hésitez pas à fouiller, tenter de passer derrière un mur et plus encore, car il a souvent des objets chouettes cachés et ce n'était pas arrivé depuis longtemps dans un FF de mettre en avant l'exploration. On aurait aimé un mini-jeu fort pour cet opus comme un jeu de carte unique voir même une reprise du Triple Triad avec des cartes de ce FF, mais malheureusement ce n'est pas le cas, même si quelques mini-jeux sont de la partie. Il y a aussi un Colisée de plus sympathiques qui mettra vos compétences à rude épreuve.
Bande-Son : 9/10
L'OST de Final Fantasy Resonance est d'une grande qualité surtout quand on la compare à bon nombre de jeux de notre époque. On reste encore malheureusement un peu loin de ce que pouvait proposer un Nobuo Uemastu à son époque, mais l'intention est bien présente. On a même dénoté quelques thèmes vraiment mémorables et une utilisation parfaite de ceux-ci en les détournant à la perfection pour faire monter la tension dramatique de certaines événements et c'est franchement bien vu. Final Fantasy : Brave Exvius dont l'histoire de ce jeu est tiré proposait 87 musiques, Final Fantasy Resonance propose les 87 plus 33 nouveaux thèmes ce qui fait monter le total à 120 musiques. On est donc en face d’une OST riche. On retrouve donc ici une fois de plus une volonté de bien faire les choses. Les fans de la licence seront ravis de retrouver le thème de victoire traditionnel et quelques autres thèmes mythiques comme le thème du cristal. Les voix japonaises sont juste parfaites et les voix anglaises font quand même bien le travail. Les bruitages quant à eux sont très bien intégrés au jeu.
Les Artworks sont magnifiques. Le jeu est en français vous inquiétez pas.
Durée de vie : 10/10
On va être clair d'entrée de jeu. Ne pensez pas terminer Final Fantasy Resonance en seulement 30 heures de jeu. Si vous le faites c'est que vous avez foncé en ligne droite et que vous avez sans doute trouver un moyen de tricher, car en toute logique vous devriez être stoppé net par un Boss trop puissant pour votre niveau et du manque d'équipement car on ne va pas vous mentir, il faut parfois faire quelques combats pour engranger un peu d'argent et pouvoir s’offrir le dernier équipement disponible dans les boutiques. Le jeu est clairement un peu moins riche que Octopath Traveler 0 au niveau de la durée de vie, mais si vous jouez normalement comptez sur une cinquantaine d'heures pour voir les crédits et plutôt 80 à 90 pour le terminer à 100%, car il y a quand même de sacrés Boss annexes à battre. En plus de cela vous avez le droit à une difficulté expert si vous voulez pousser le défi au maximum et devoir utiliser au mieux toutes les possibilités du système de combat, on vous conseille tout de même de garder cette option pour une deuxième partie.
Les menus sont d’une limpidité à toute épreuve.
Les joueurs avec peu d'expérience peuvent quant à eux profiter du jeu en mode facile s’ils ne veulent profiter que de l’histoire sans trop avoir à se prendre la tête. On sait par contre que ce FF Resonance ne contient que la première saison de Final Fantasy Brave Exvius, on aurait aimé empiéter sur la deuxième pour pouvoir profiter de cet univers un peu plus. On espère une suite de cette même qualité pour pouvoir passer un peu plus de temps avec ces héros au charisme certain. Il y a des mini-jeux, mais il en manque selon nous un fort à la manière d'un Triple Triad pour prolonger sur de longues heures le plaisir de jeu. On tient à particulièrement féliciter l’équipe en charge du développement pour le rythme du jeu sans faille qui ne s’épuise jamais du début à la toute fin de l’aventure. Il y a toujours quelque chose à faire et l’intensité ne redescend jamais.
Scénario : 9/10
L'avantage que ce Final Fantasy possède face à un jeu comme Octopath Traveler 0 c'est sa mise-en-scène explosive. Alors que Octopath Traveler 0 nous fait vivre des événements un peu plus posés à la façon d'une pièce de théâtre, ici on est dans quelque chose qui rentre plus dans l’optique d’une sorte de film d’action et d’aventure. Octopath Travler 0 possède la meilleure histoire des deux c’est certain, mais ce Final Fantas Resonance est charmant à plus d’un titre et nous offre de beaux moments d’action, de franche rigolade, de retournements de situations, de belles amitiés et des combats avec une belle sacrée belle mise-en-scène. C’est bien écrit du début à la fin et les personnages sont vraiment tous attachants. On a particulièrement apprécié un passage ou la musique est bien mise en-avant et ou elle fait monter la tension dramatique petit à petit pour un combat final d’un arc assez génial. Ah oui, les quêtes annexes donnent lieux à de véritables intrigues et des bonus en tout genre qui en valent vraiment la peine.
Il y a des compétences explosives qui éclatent la rétine !
Note Finale : 9.5/10
Final Fantay Resonance signe le grand retour de Final Fantasy dans le monde du tour par tour et c'est avec les bras grands ouverts qu'on accueille cet épisode à qui l'on ne peut que souhaiter tout le succès du monde. Entre lui et les remakes de Final Fantasy VII la licence a peut-être retrouvé sur quel pied danser pour ravis son public et on espère que Square-Enix va continuer à nous proposer des Rpg au tour par tour de qualité, mais vu qu'ils ont déjà annoncé le Remake de Romancing Saga 3 on peut déjà se dire qu'on a de la chance. Si vous aimez le tour par tour et en plus de cela la licence au double F foncez, ce Final Fantasy Resonance c'est du bonheur en barre pour le fan de la première heure. C’est ce qu’il pouvait arriver de mieux pour les 40 ans de la franchise qui vont être célébré l’année prochaine.
Les +
Un rythme de jeu parfaitement maîtrisé.
Le système de combat d’une très grande efficacité.
Système d’évolution des personnages prenant.
Histoire touchante avec des personnages intéressants.
Une OST riche en pistes et en qualité.
Ne manque pas de défis.
La carte du monde remplie des trucs à faire.
Des surprises quand on ne s’y attend pas.
Les artworks sublimes.
Mise en scène en 2D HD explosive jamais vue auparavant.
Pas de gras inutile qui viendrait gâcher le rythme de l’aventure.
Les -
Il lui manque un mini-jeu emblématique.
On aurait aimé que les grottes ou il y a des Boss annexes proposent un véritable petit donjon.
L’OST est très bonne, mais on n’est pas encore au niveau d’un FF d’antan.